Les racines de l’âme

Pour comprendre les racines de l’âme, il nous faut au préalable définir les deux aspects de l’âme : un aspect solaire d’où émane la conscience, et un aspect lunaire d’où émane la vitalité. Rappelons nous que l’âme se situe entre le corps et l’esprit. Chez les chinois, entre le corps et l’esprit il y a le Qi, l’énergie, lien entre la vitalité physique et l’activité de l’esprit. Les deux s’expriment avec le même terme : le Shen.

Nous retrouvons également ces deux aspects de l’âme et une vague description permettant d’aborder les racines de l’âme à travers le dessin animé repris par Walt Disney  » la reine des Neiges ».

L’aspect lunaire est entrainée dans une dynamique d’isolement dans les profondeurs glacées de la psyché, la glace représente l’absence de mouvement extérieur. Le mouvement devient alors intérieur, il devient une quête pour retrouver sa puissance (vitalité) et lui permettre de venir vivifier l’extérieur.

L’aspect solaire, symbolisé par l’autre soeur, aime jouïr de la vie, se lancer dans les expériences que la vie propose. Le chemin vers sa racine va la contraindre à voir son feu, son élan extérieur, s’éteindre afin qu’il gagne les profondeurs. Il quittera la dimension du don de soi pour revenir dans la dimension du rayonnement de soi.

Voici pour les quelques explications symboliques et psychologiques. Evidemment cette traversée, cette conquête des racines de l’âme crée une vie intérieure tumultueuse pour les individus qui sont sur ce type de chemin de vie. Nous retrouvons cela dans la vie des artistes, qui traversent des élans et des abysses digne de l’enfer et du paradis. Mais aussi chez les mystiques, les personnes de spiritualité. Chez les taoïstes, cette conquête des racines de l’âme est connue sous le terme de « l’inversion de l’eau et du feu ».

Bien que enfer et paradis appartiennent à l’inconscient collectif, il est difficile de décrire ces mondes intérieurs. Certains auteurs ont toutefois tenté, peut-être réussi (je n’ai pas encore eu le temps d’approfondir leurs explorations) à décrire ces mondes. Pour ma part, je ne vais pas aller plus loin dans cette description. Et je vais préférer raconter, rendre témoignage de ma traversée des racines de l’âme, que je désignerais par les termes abysses et abymes.

Les abysses de l’âme

Il y a quelques années, j’ai été appelé à traverser les abysses. Les abysses correspondent aux racines de l’aspect lunaire de l’âme. Nous pouvons aisément considérer que nous possédons une âme lunaire et une âme solaire, et chacune constitue un aspect de notre âme humaine.

C’était une période où mes fondements sautaient. Pour cause, suite à des problèmes dentaires, il s’avérait nécessaire de me retirer toutes les dents qui me restaient. Tout était mort, pourri et ne supportait plus les bridges. Une petite opération qui pourrait me donner une légère douleur comme un mal de tête selon le dentiste chirurgien, et hop les 17 dents restantes disparaissaient et tout devenait propre avec un appareil en haut et en bas.

Cela ne s’est pas passé ainsi. Quelques mois avant l’intervention, un mouvement a démarré en moi. Le futur disparaissait, je n’arrivais pas à imaginer, me projeter au delà de cette opération. Quelque chose changeait à jamais, sans retour en arrière possible.

Et la descente a commencé lentement. Sans futur, sans projection, les projets s’arrêtent, ne sont plus alimentés. Après avoir traversé les premières journées de douleurs à rendre fou, à perdre la tête; il me restait une tête juste vivant le présent. Peu à peu, également venait un nouveau sentiment : j’allais pouvoir mordre la vie à pleines dents.

Ensuite, j’ai traversé les fondements de ma vie, de ma famille (oui, tout cela est dans nos dents) et me retrouvait de plus en plus dénudé, prêt à reconstruire sur de nouvelles bases. Mais quelles étaient mes bases, mes véritables fondements ?

Mon âme a plongé dans les profondeurs à la recherche du fondement de sa vie, son essence. Les semaines ont passé, mes élans ont disparu, la volonté annihilée, la difficulté d’assumer le simple quotidien domestique. Coté professionnel, ce fut la dégringolade. Les clients ont disparus, les quelques présents présentaient des difficultés tellement lourdes que je souhaitais les voir partir.

Cela a duré une année, une moyenne mensuelle de 300 € de revenu; aucune aide possible … l’enfer psychologique, le tunnel qui n’en finit pas. Chaque semaine, je découvrais des nouveaux schémas, comportements qui nuisaient à mon existence. Et je modifiais, nettoyais … sans cesse. Mais rien ne changeait, la descente continuait.

Peu à peu, je devenais parano : probablement que j’étais envouté, quelqu’un m’avait jeté un mauvais sort… En moi, il n’y avait plus que de l’obscurité. Evidemment un magnétiseur « marabout de ficelle » me confirmait du haut de son pouvoir que c’était le cas, un concurrent mal intentionné avait fait un travail occulte sur moi, mais il allait briser le sort. Rien n’y fit; le sujet n’était pas là , et le magnétiseur marabout de ficelle avait plus de conscience dans son égo que dans des perceptions sensorielles. Je ne savais plus vers qui me tourner, qui pourrait m’aider à traverser cette épreuve. Le ciel était muet . J’étais seul (en apparence seulement).

Un autre guérisseur, bien malgré lui, a ouvert une brèche qui m’a plongé dans un état d’éveil. J’ai passé quelques jours dans cet état d’impersonnalité, le Soi au delà du monde, observant toutes choses et ne modifiant rien. J’ai finalement choisi de ne pas rester dans cet état de Conscience, qui m’est apparu comme un leurre, une voie de stagnation, une voie de non-incarnation. Mais j’avais récupéré le ciel.

Dans un élan, je tentais de faire le lien avec mon âme, que depuis des mois je ne percevais plus. Je suis parvenu à percevoir sa vibration, que je remontais. Elle n’était plus dans ce monde, elle avait quitté ce monde, elle était dans l’univers, bien au delà de notre système solaire, loin très loin. Et là, elle cherchait. Que cherchait t’elle? La réponse à ses maux.

Elle cherchait « le coeur de l’univers » selon ses termes. Je sondais l’univers autour de moi, le coeur de l’univers c’est quoi ? Et je l’ai senti, j’ai senti le coeur de l’univers. Ce n’est pas un lieu physique, c’est une vibration. Cette vibration était partout dans l’univers, dans les étoiles, les planètes, les comètes. Elle était aussi la vibration de l’occéan que l’on peut sentir dans les profondeurs, elle était aussi l’essence qui habite nos cellules.

J’avais fait le lien. Et je suis revenu, avec mon âme.

Avant, j’avais besoin régulièrement de m’affranchir de ce monde, de communier avec le cosmos pour me nourrir de cette pureté, de cette essence, de cet essentiel. Maintenant, ce lien est toujours là; je peux le sentir, je n’en suis plus coupé.

La vie a repris, juste au moment où je ne parvenais plus à payer mes factures, mon loyer. Mon activité est redevenu florissante, tout était plus simple, plus lumineux. Quelque chose m’habitait, j’étais plus présent à ma vie, enfin heureux dans ma vie.

Les abymes de l’âme

Les années ont passés. Puis, à nouveau, je reprenais le voyage intérieur dans les racines de l’âme. Nouvelle période où en quelques mois tout devenait obscur. Plus d’envie, plus de mouvement extérieur, je ne sortais même plus de chez moi. Les années Covid avait déclenché tant de remises en question, que le sens de la vie m’avait à nouveau échappé. Pourtant, ce qui s’était mis en place en moi quelques années plus tôt était toujours là, vibrant, joyeux. Mais ce n’était plus suffisant.

Quelque chose en moi avait disparu, plongé dans une sorte de quête existentielle dont je me serais bien passé. C’était mon âme solaire, qui a son tour faisait des siennes. A nouveau, disparition de la volonté, mon activité s’effondrait, financièrement j’étais en péril. Crises d’angoisses, colères, impuissance; peu à peu je soignais chaque étape. Mais je descendais de plus en plus.

Puis au fond du fond, je retrouvais mon âme. Elle était figée face à la mort. Quelques mois plus tôt, j’avais enterré ma maman, et cela n’était pas sans effet sur ce voyage improvisé. La mort, non pas le désir de mort, quoique à cette étape, je m’interrogeais fortement sur mon envie de rester dans ce monde. Là tout au fond dans les abymes, se trouve une lutte perpétuelle contre la mort. La vie, ma vie, notre vie est une perpétuelle lutte contre la mort. Donc tout n’est toujours que survie, que jeux superficiels.

J’ai choisi de ne plus être dans cette lutte, que ma vie ne s’inscrive plus dans ce perpétuel combat où pour vivre, pour être vivant il nous faut être victorieux face à la mort. Mes trentes années de pratiques de Qi Gong m’avait conditionné pour toujours transformer le négatif en positif, le stagnant en vitalité utile. Et le Covid que j’avais attrapé quelques mois plus tôt m’avait fait avancer d’un pas : je l’avais accepté comme le pouvoir de transformation qu’il est, comme l’opportunité de recevoir une information, un code que je n’avais pas et qui allait m’être nécessaire dans cette nouvelle phase de l’humanité dans laquelle nous sommes entrés. J’ai accepté la mort, accepté quelle soit là présente au même titre que la vie, qu’elle puisse jouer son rôle de destruction du passé à chaque instant, à chaque étape de ma vie. J’ai laissé partir la peur qui habitait mes cellules, mon être.

La mort est là, elle a toujours été là; d’ailleurs précédemment j’aimais ces moments de communion avec elle pour trier mon passé, en garder la quintessence qui me nourrit. Mais je n’aurais plus besoin de ces étapes de plongées profondes, parfois obscures. Chaque instant peut désormais être régénérateur.

Dès lors, j’étais libre de vivre. Le temps de remonter en lumière, et je sortais des abymes.

Conclusion

Dans la tradition taoïste, l’âme est constituée des forces de la lumière et de la pureté. La pureté provient de la racine lunaire, élément de l’Eau qui lui est la racine du Bois, le siège de l’âme Houn, appelée âme éthérée ou céleste. La lumière provient de la racine solaire, élément du feu qui  est la racine de la Terre. La Terre engendre le Métal, siège de l’âme Pô, appelée âme corporelle et instinctive.

L’enfant intérieur

Parmi les facettes de notre psyché se trouve une dimension du cœur d’une grande intimité et d’une grande vulnérabilité désigné sous le terme de l’enfant intérieur : c’est l’enfant spontané que nous avons été, et qui est toujours au fond de nous.

« Le cœur est le jardin de l’enfant, et l’enfant est la porte de l’âme » – Joël Garnier-

Chez la plupart des personnes, très tôt cet aspect de l’enfant intérieur a été caché, parfois enfermé afin que grandisse l’individu responsable que nos éducateurs ont élevé.

Parfois l’enfant spontané n’existe plus ou n’a jamais existé, ou a été blessé profondément.

Parfois il a été traumatisé si violemment qu’il s’est brisé, comme cassé en morceaux.

Parfois il a été perverti par une violence, un vécu dévalorisant, salissant.

Parfois il a été déstructuré, il a perdu le lien avec le corps et les sens.

Lorsque l’enfant intérieur s’éteint à l’intérieur de nous, cela se caractérise par une apathie en profondeur, une perte du sens de la vie, une absence de joie véritable, un sentiment de solitude profonde.

Elle peut mener les personnes dans des conduites à risques (drogues, boulimie, anorexie, agoraphobie…) qui sont une réponse pour étouffer cette souffrance intérieure.

Réparer cette dimension demande d’apprivoiser cette vulnérabilité (voir thérapie émotionnelle).

SOIGNER NOS EMOTIONS : LE SOI EMOTIONNEL

Nous sommes des êtres d’émotions, ce fait semble admis. Cependant la notion « soigner nos émotions » est un sujet flou.

En effet, nous trouverons aisément de la littérature pour apaiser nos émotions, gérer nos émotions, libérer nos souffrances émotionnelles mais est-il possible de soigner nos émotions?

Soigner nos émotions, c’est prendre soin de nos émotions.

Pour prendre soin de nos émotions, il nous faudra apprendre à prendre soin de notre émotionnel.

Au même titre que nous disposons d’une dimension corporelle pourvu de sens de perception (donc d’un senti corporel), nous disposons d’une dimension mentale pourvu d’un senti mental, nous avons également une dimension émotionnelle pourvu d’un senti émotionnel.

La particularité de notre émotionnel est que tout est émotion, chaque instant, chaque événement est émotion, la vie est émotion. Le petit enfant vit ainsi. Plongez un instant dans l’univers cinématographique de Walt Disney et vous verrez que tout est émotion. Et cela est vraiment très intense.

Toutefois, dans cet univers d’intensité où se succèdent sans cesse la joie, la tristesse, la colère, le clair et le sombre, existe t-il la possibilité d’une conscience qui pourrait évoluer dans ce milieu avec aisance?

le soi émotionnel

Oui, elle existe. Nous pourrions l’appeler le soi émotionnel. Il est appelé à naître, donc quitter le milieu fusionnel dans lequel il est plongé, ballotté, identifié, pour devenir un point fixe, un centre, un individu dans ce tourbillon incessant (référence au processus d’individuation mis en lumière par Carl Jung).

Cela semble un pari fou alors que la plupart des individus se perdent dans leur senti-mental : ils ne sont pas encore né dans leur dimension mentale, faisant d’eux un point de vue original et unique. Ces individus colorent les événements du présent d’images venues de leur passé et rejouent sans cesse la même histoire, ballottés par les flots.

Si notre mental ressemble aux mouvements des vagues à la surface de l’eau, notre émotionnel est plus profond, il est le mouvement dans les profondeurs de l’eau. Pour l’apprivoiser, il faut le rencontrer, plonger dans ses profondeurs.

Mais ses courants sont puissants, capables d’entraîner un nageur dans les abysses. Dans une première étape, il nous faudra apprendre à nous libérer de nos lests, puis nous apprendrons à flotter et enfin à nager. (voir thérapie émotionnelle)

Nous pourrons évoluer dans notre univers émotionnel aussi surement que nous évoluons dans notre univers physique.

Alors, au même titre que nous pouvons devenir créateur de notre vie dans notre plan mental, nous pourrons devenir créateur de notre réalité dans notre plan émotionnel.

FENG SHUI STAGE « le Message de votre Maison »

Le Feng Shui est l’art d’harmoniser les énergies de notre habitat.

Ce stage se veut pratique pour nous permettre de prendre conscience de l’environnement dans lequel nous vivons, d’en comprendre le message et devenir acteur de sa vie.

Notre habitat est le reflet de notre intérieur, corporel, psychologique et spirituel. Nous n’avons pas choisi notre habitat, ou notre habitat ne nous a pas choisi, par hasard.

Il nous enseigne les leçons que nous avons à travailler, il nous donne l’opportunité de créer dans la matière les conditions de vie dont nous avons besoin et envie.

Je vous propose un Feng Shui à la fois pragmatique et spirituel dont la fonction est de pointer du doigt les dysfonctionnements de votre vie et de les corriger.

Bien plus qu’un art de décoration et d’harmonisation énergétique, nous irons également découvrir cet art dans sa dimension magique, celle où vous pouvez devenir créateur de votre vie.

Durant cette journée, nous aborderons votre maison et également des problématiques personnelles concrètes que vous souhaitez résoudre. Vous repartirez avec une vision différente de votre habitat, de votre mission de vie et vous pourrez utiliser cet enseignement tout au long de votre vie sur tous les habitats qui sont ou seront vôtres.

Une journée intense pour initier des changements dans votre vie : 9h-12h / 13h30-17h30                tarif 90 €/personne.

Ce stage vous intéresse ? Vous connaissez des personnes qui seraient également intéressées ?

Il peut avoir lieu pour un groupe minimum de 4 participants; il peut avoir lieu à votre domicile (zone Digne les bains- Manosque -Aix en Provence) ou sur Allemagne en Provence.

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