Les racines de l’âme

Pour comprendre les racines de l’âme, il nous faut au préalable définir les deux aspects de l’âme : un aspect solaire d’où émane la conscience, et un aspect lunaire d’où émane la vitalité. Rappelons nous que l’âme se situe entre le corps et l’esprit. Chez les chinois, entre le corps et l’esprit il y a le Qi, l’énergie, lien entre la vitalité physique et l’activité de l’esprit. Les deux s’expriment avec le même terme : le Shen.

Nous retrouvons également ces deux aspects de l’âme et une vague description permettant d’aborder les racines de l’âme à travers le dessin animé repris par Walt Disney  » la reine des Neiges ».

L’aspect lunaire est entrainée dans une dynamique d’isolement dans les profondeurs glacées de la psyché, la glace représente l’absence de mouvement extérieur. Le mouvement devient alors intérieur, il devient une quête pour retrouver sa puissance (vitalité) et lui permettre de venir vivifier l’extérieur.

L’aspect solaire, symbolisé par l’autre soeur, aime jouïr de la vie, se lancer dans les expériences que la vie propose. Le chemin vers sa racine va la contraindre à voir son feu, son élan extérieur, s’éteindre afin qu’il gagne les profondeurs. Il quittera la dimension du don de soi pour revenir dans la dimension du rayonnement de soi.

Voici pour les quelques explications symboliques et psychologiques. Evidemment cette traversée, cette conquête des racines de l’âme crée une vie intérieure tumultueuse pour les individus qui sont sur ce type de chemin de vie. Nous retrouvons cela dans la vie des artistes, qui traversent des élans et des abysses digne de l’enfer et du paradis. Mais aussi chez les mystiques, les personnes de spiritualité. Chez les taoïstes, cette conquête des racines de l’âme est connue sous le terme de « l’inversion de l’eau et du feu ».

Bien que enfer et paradis appartiennent à l’inconscient collectif, il est difficile de décrire ces mondes intérieurs. Certains auteurs ont toutefois tenté, peut-être réussi (je n’ai pas encore eu le temps d’approfondir leurs explorations) à décrire ces mondes. Pour ma part, je ne vais pas aller plus loin dans cette description. Et je vais préférer raconter, rendre témoignage de ma traversée des racines de l’âme, que je désignerais par les termes abysses et abymes.

Les abysses de l’âme

Il y a quelques années, j’ai été appelé à traverser les abysses. Les abysses correspondent aux racines de l’aspect lunaire de l’âme. Nous pouvons aisément considérer que nous possédons une âme lunaire et une âme solaire, et chacune constitue un aspect de notre âme humaine.

C’était une période où mes fondements sautaient. Pour cause, suite à des problèmes dentaires, il s’avérait nécessaire de me retirer toutes les dents qui me restaient. Tout était mort, pourri et ne supportait plus les bridges. Une petite opération qui pourrait me donner une légère douleur comme un mal de tête selon le dentiste chirurgien, et hop les 17 dents restantes disparaissaient et tout devenait propre avec un appareil en haut et en bas.

Cela ne s’est pas passé ainsi. Quelques mois avant l’intervention, un mouvement a démarré en moi. Le futur disparaissait, je n’arrivais pas à imaginer, me projeter au delà de cette opération. Quelque chose changeait à jamais, sans retour en arrière possible.

Et la descente a commencé lentement. Sans futur, sans projection, les projets s’arrêtent, ne sont plus alimentés. Après avoir traversé les premières journées de douleurs à rendre fou, à perdre la tête; il me restait une tête juste vivant le présent. Peu à peu, également venait un nouveau sentiment : j’allais pouvoir mordre la vie à pleines dents.

Ensuite, j’ai traversé les fondements de ma vie, de ma famille (oui, tout cela est dans nos dents) et me retrouvait de plus en plus dénudé, prêt à reconstruire sur de nouvelles bases. Mais quelles étaient mes bases, mes véritables fondements ?

Mon âme a plongé dans les profondeurs à la recherche du fondement de sa vie, son essence. Les semaines ont passé, mes élans ont disparu, la volonté annihilée, la difficulté d’assumer le simple quotidien domestique. Coté professionnel, ce fut la dégringolade. Les clients ont disparus, les quelques présents présentaient des difficultés tellement lourdes que je souhaitais les voir partir.

Cela a duré une année, une moyenne mensuelle de 300 € de revenu; aucune aide possible … l’enfer psychologique, le tunnel qui n’en finit pas. Chaque semaine, je découvrais des nouveaux schémas, comportements qui nuisaient à mon existence. Et je modifiais, nettoyais … sans cesse. Mais rien ne changeait, la descente continuait.

Peu à peu, je devenais parano : probablement que j’étais envouté, quelqu’un m’avait jeté un mauvais sort… En moi, il n’y avait plus que de l’obscurité. Evidemment un magnétiseur « marabout de ficelle » me confirmait du haut de son pouvoir que c’était le cas, un concurrent mal intentionné avait fait un travail occulte sur moi, mais il allait briser le sort. Rien n’y fit; le sujet n’était pas là , et le magnétiseur marabout de ficelle avait plus de conscience dans son égo que dans des perceptions sensorielles. Je ne savais plus vers qui me tourner, qui pourrait m’aider à traverser cette épreuve. Le ciel était muet . J’étais seul (en apparence seulement).

Un autre guérisseur, bien malgré lui, a ouvert une brèche qui m’a plongé dans un état d’éveil. J’ai passé quelques jours dans cet état d’impersonnalité, le Soi au delà du monde, observant toutes choses et ne modifiant rien. J’ai finalement choisi de ne pas rester dans cet état de Conscience, qui m’est apparu comme un leurre, une voie de stagnation, une voie de non-incarnation. Mais j’avais récupéré le ciel.

Dans un élan, je tentais de faire le lien avec mon âme, que depuis des mois je ne percevais plus. Je suis parvenu à percevoir sa vibration, que je remontais. Elle n’était plus dans ce monde, elle avait quitté ce monde, elle était dans l’univers, bien au delà de notre système solaire, loin très loin. Et là, elle cherchait. Que cherchait t’elle? La réponse à ses maux.

Elle cherchait « le coeur de l’univers » selon ses termes. Je sondais l’univers autour de moi, le coeur de l’univers c’est quoi ? Et je l’ai senti, j’ai senti le coeur de l’univers. Ce n’est pas un lieu physique, c’est une vibration. Cette vibration était partout dans l’univers, dans les étoiles, les planètes, les comètes. Elle était aussi la vibration de l’occéan que l’on peut sentir dans les profondeurs, elle était aussi l’essence qui habite nos cellules.

J’avais fait le lien. Et je suis revenu, avec mon âme.

Avant, j’avais besoin régulièrement de m’affranchir de ce monde, de communier avec le cosmos pour me nourrir de cette pureté, de cette essence, de cet essentiel. Maintenant, ce lien est toujours là; je peux le sentir, je n’en suis plus coupé.

La vie a repris, juste au moment où je ne parvenais plus à payer mes factures, mon loyer. Mon activité est redevenu florissante, tout était plus simple, plus lumineux. Quelque chose m’habitait, j’étais plus présent à ma vie, enfin heureux dans ma vie.

Les abymes de l’âme

Les années ont passés. Puis, à nouveau, je reprenais le voyage intérieur dans les racines de l’âme. Nouvelle période où en quelques mois tout devenait obscur. Plus d’envie, plus de mouvement extérieur, je ne sortais même plus de chez moi. Les années Covid avait déclenché tant de remises en question, que le sens de la vie m’avait à nouveau échappé. Pourtant, ce qui s’était mis en place en moi quelques années plus tôt était toujours là, vibrant, joyeux. Mais ce n’était plus suffisant.

Quelque chose en moi avait disparu, plongé dans une sorte de quête existentielle dont je me serais bien passé. C’était mon âme solaire, qui a son tour faisait des siennes. A nouveau, disparition de la volonté, mon activité s’effondrait, financièrement j’étais en péril. Crises d’angoisses, colères, impuissance; peu à peu je soignais chaque étape. Mais je descendais de plus en plus.

Puis au fond du fond, je retrouvais mon âme. Elle était figée face à la mort. Quelques mois plus tôt, j’avais enterré ma maman, et cela n’était pas sans effet sur ce voyage improvisé. La mort, non pas le désir de mort, quoique à cette étape, je m’interrogeais fortement sur mon envie de rester dans ce monde. Là tout au fond dans les abymes, se trouve une lutte perpétuelle contre la mort. La vie, ma vie, notre vie est une perpétuelle lutte contre la mort. Donc tout n’est toujours que survie, que jeux superficiels.

J’ai choisi de ne plus être dans cette lutte, que ma vie ne s’inscrive plus dans ce perpétuel combat où pour vivre, pour être vivant il nous faut être victorieux face à la mort. Mes trentes années de pratiques de Qi Gong m’avait conditionné pour toujours transformer le négatif en positif, le stagnant en vitalité utile. Et le Covid que j’avais attrapé quelques mois plus tôt m’avait fait avancer d’un pas : je l’avais accepté comme le pouvoir de transformation qu’il est, comme l’opportunité de recevoir une information, un code que je n’avais pas et qui allait m’être nécessaire dans cette nouvelle phase de l’humanité dans laquelle nous sommes entrés. J’ai accepté la mort, accepté quelle soit là présente au même titre que la vie, qu’elle puisse jouer son rôle de destruction du passé à chaque instant, à chaque étape de ma vie. J’ai laissé partir la peur qui habitait mes cellules, mon être.

La mort est là, elle a toujours été là; d’ailleurs précédemment j’aimais ces moments de communion avec elle pour trier mon passé, en garder la quintessence qui me nourrit. Mais je n’aurais plus besoin de ces étapes de plongées profondes, parfois obscures. Chaque instant peut désormais être régénérateur.

Dès lors, j’étais libre de vivre. Le temps de remonter en lumière, et je sortais des abymes.

Conclusion

Dans la tradition taoïste, l’âme est constituée des forces de la lumière et de la pureté. La pureté provient de la racine lunaire, élément de l’Eau qui lui est la racine du Bois, le siège de l’âme Houn, appelée âme éthérée ou céleste. La lumière provient de la racine solaire, élément du feu qui  est la racine de la Terre. La Terre engendre le Métal, siège de l’âme Pô, appelée âme corporelle et instinctive.

SOIGNER NOS EMOTIONS : LE SOI EMOTIONNEL

Nous sommes des êtres d’émotions, ce fait semble admis. Cependant la notion « soigner nos émotions » est un sujet flou.

En effet, nous trouverons aisément de la littérature pour apaiser nos émotions, gérer nos émotions, libérer nos souffrances émotionnelles mais est-il possible de soigner nos émotions?

Soigner nos émotions, c’est prendre soin de nos émotions.

Pour prendre soin de nos émotions, il nous faudra apprendre à prendre soin de notre émotionnel.

Au même titre que nous disposons d’une dimension corporelle pourvu de sens de perception (donc d’un senti corporel), nous disposons d’une dimension mentale pourvu d’un senti mental, nous avons également une dimension émotionnelle pourvu d’un senti émotionnel.

La particularité de notre émotionnel est que tout est émotion, chaque instant, chaque événement est émotion, la vie est émotion. Le petit enfant vit ainsi. Plongez un instant dans l’univers cinématographique de Walt Disney et vous verrez que tout est émotion. Et cela est vraiment très intense.

Toutefois, dans cet univers d’intensité où se succèdent sans cesse la joie, la tristesse, la colère, le clair et le sombre, existe t-il la possibilité d’une conscience qui pourrait évoluer dans ce milieu avec aisance?

le soi émotionnel

Oui, elle existe. Nous pourrions l’appeler le soi émotionnel. Il est appelé à naître, donc quitter le milieu fusionnel dans lequel il est plongé, ballotté, identifié, pour devenir un point fixe, un centre, un individu dans ce tourbillon incessant (référence au processus d’individuation mis en lumière par Carl Jung).

Cela semble un pari fou alors que la plupart des individus se perdent dans leur senti-mental : ils ne sont pas encore né dans leur dimension mentale, faisant d’eux un point de vue original et unique. Ces individus colorent les événements du présent d’images venues de leur passé et rejouent sans cesse la même histoire, ballottés par les flots.

Si notre mental ressemble aux mouvements des vagues à la surface de l’eau, notre émotionnel est plus profond, il est le mouvement dans les profondeurs de l’eau. Pour l’apprivoiser, il faut le rencontrer, plonger dans ses profondeurs.

Mais ses courants sont puissants, capables d’entraîner un nageur dans les abysses. Dans une première étape, il nous faudra apprendre à nous libérer de nos lests, puis nous apprendrons à flotter et enfin à nager. (voir thérapie émotionnelle)

Nous pourrons évoluer dans notre univers émotionnel aussi surement que nous évoluons dans notre univers physique.

Alors, au même titre que nous pouvons devenir créateur de notre vie dans notre plan mental, nous pourrons devenir créateur de notre réalité dans notre plan émotionnel.

ET SI LA SPIRITUALITE N’ETAIT QU’UN RÊVE ?

Et si la spiritualité n’était qu’un rêve ?

Le rêve d’une part de nous qui n’est pas encore parvenue à l’incarnation,

une part de nous (notre âme) détentrice de potentialités que notre corps, notre dimension incarnée ne peut pas encore porté, révélé parce que l’humanité dont nous faisons partie est encore jeune dans son expérience de vie,

Parce que si elle a su extérioriser une 1ère impulsion de vie, elle n’a pas encore su extérioriser la 2ème impulsion de vie.

  • La 1ère impulsion de vie, c’est celle du printemps, celle de la conquête extérieure de son environnement.
  • La 2ème impulsion de vie permettra d’incarner et de révéler l’impulsion de l’été, dimension de chaleur et de relation à son environnement.

Mais cette impulsion est également un flux de vitalité qui doit se répandre à travers le corps et la psyché, à travers des centres nerveux et énergétiques. Pour l’instant, cette mécanique énergétique, physiologique n’est pas en place.

le Ciel Antérieur

Elle nécessite un travail spécifique, corporel tout autant qu’énergétique et spirituel, pour ouvrir notre corps notre être, orienté vers une expression extérieure.( la médecine du Tao)

Alors ce monde intérieur, non incarné, éthéré, céleste pourra évoluer vers une naissance terrestre.

Ce monde, cet espace éthéré, les Taoïstes l’appellent « le Ciel Antérieur » (antérieur à la naissance, par opposition au « ciel postérieur », lieu de vie et d’incarnation).

La vie spirituelle, ou spiritualité, qui peut avoir lieu avant cet instant de naissance terrestre pourrait être comparé au subconscient, au monde du rêve. Cependant ce monde intérieur, céleste, spirituel, n’est pas encore la réalité.

Il est la promesse d’une réalité, il est le stade de la chenille et de son rêve d’être papillon. Il est peuplé de lumières, d’esprits bienveillants mais il n’est que le monde de la chenille. Dans ce monde se mélangent nos illusions personnelles ainsi que collectives et nos rêves de réalisation du papillon que nous serons. Dans ce monde, nous ne serons toujours que des chenilles remplies de rêves et de promesses, attendant le jour de la naissance.

 

ELIXIR HUMAIN, UN ACCÈS VERS NOTRE ESSENCE

Nous oublions de parler du plus précieux, l’élixir humain

Les élixirs n’appartiennent pas à une tradition, ils sont présents dans chaque culture : élixirs de vitalité, fluide magique, homéopathie, huiles essentielles, élixirs floraux, élixirs minéraux…mais nous oublions de parler du plus précieux : l’élixir humain.
L’élixir humain est à la fois le plus inaccessible et le plus présent. Cependant il ne peut être synthétisé, on ne peut pas le mettre en bouteille, fiole pour le commercialiser.
Il ne provient pas de la nature qui nous environne, ni de notre esprit qui est capable de donner une information à la matière, sous forme de prière, d’invocation, de rituels divers. Il provient de notre cœur, de l’être humain que nous sommes entre l’esprit et la nature, entre la Terre et le Ciel. Certains viendraient déjà à penser que l’effet d’une prière faite avec le cœur sur un liquide créera cet élixir du cœur. Je ne partage pas cette opinion et nous obtiendrions un élixir céleste mais pas un élixir humain.

L’élixir humain existe dans la notion de la relation humain-humain,

Il est généré par la compassion sans l’intervention de l’esprit, il n’existe que par la relation. Mais une relation d’un type particulier, une relation de communion d’être. Car dans nos profondeurs intérieures, notre être essentiel, notre âme, fait l’expérience du monde par la communion.
Nous ne sommes pas dans la relation du patient en difficulté face au thérapeute qui va lui apporter aide et secours, et qui bien que plein de bonne volonté ne pourra que lui apporter son aide technique, son aide ou énergie spirituelle; nous dépassons cela pour entrer seulement dans la notion de la présence, présence de l’un à l’autre. Je sais c’est dérangeant : il n’y a plus “celui qui aide ou qui soigne” et « celui qui reçoit ». En dépassant les rôles, il se passe autre chose, un échange, un don qui n’est pas nommable et pourtant qui contient tellement de choses, qui transmet une véritable force de vie, une reconnaissance de notre existence qui peut réparer tellement de blessures qui n’arrivent jamais à être véritablement soignées.
Cette force de vie s’active sur un niveau au delà de notre personnalité, de notre histoire de vie, un niveau qui peut d’un regard contempler et réparer notre parcours. Elle est fonction de ces vécus qui ont eu le talent de nous tailler, nous écorcher, nous écarteler, nous déchirer, nous sculpter et révéler en nous quelque chose de grand, de beau que nous portons. Cette dimension de l’être humain est le domaine des Forces (forces de l’être) ou Vertus.
Et cela se transmet, non pas à coup de coaching “il faut” et de bons conseils, cette force se transmet dans cette dimension d’ouverture et d’accueil de l’autre.

A quoi ressemble cet élixir?

Il est constitué de la joie de vie et de la force de vie d’avoir vécu, survécu, traversé des moments sombres, il est constitué de cette lumière qui s’est construite dans les moments sombres et qui désormais sait éclairer ce type d’obscurité. Et cette lumière est spéciale, particulière car elle porte une empreinte unique, celle de notre essence, notre dimension stellaire. Cette empreinte unique est une note, une vibration sur le grand clavier de la création. Cette note est vivante, vibrante et ne pourra jamais être reproduite par un quelconque instrument, car elle est cellulaire tout autant que vibratoire.
En médecine chinoise, notre essence est appelée “Jing”. Elle est à la fois matière et énergie, la source de notre vitalité, de notre immunité, de notre psyché; cette essence est âme, l’aborder sous l’angle de l’énergie est réducteur et insuffisant. Nous retrouvons également dans la pensée taoïste la notion d’énergie du ciel, énergie de la terre et énergie des étoiles nécessaires à notre vie; dans notre héritage occidental, Christ est aussi “prince des étoiles”, ni de la terre ni du ciel.
N’est-ce point là la distinction des grands hommes de nous éclairer, de nous transmettre une lumière née à la fois de leurs tribulations terrestres et de leur éveil et guidance céleste? Egalement, n’est-ce pas cela que finalement nous recherchons comme une nourriture qui répare le cœur, parfois même l’esprit et le corps? Et finalement, n’est pas cela que nous cherchons à recevoir de ces personnes, à capter une particule qu’ils sont capables de dégager, d’offrir juste à travers la rencontre éphémère qu’ils nous accordent?
Cet élixir humain existe assurément, il est présent chez de nombreuses personnes, qu’elles soient de vocation thérapeutique ou pas, il est présent partout où on prend le temps d’être en relation.
Et bien que la science rejoint peu à peu la spiritualité, que notre époque s’ouvre à de multiples voies et démarches thérapeutiques, il reste encore un fossé entre la notion de guérison et ÊTRE et la notion de techniques et FAIRE.
Mon ressenti personnel est que je vois cela rarement présent dans les milieux dits “spirituels”, dans les programmes censés mener vers soi même et son essence.
Je pense que notre âme n’en a rien à faire d’avoir été ceinture ultra violette, 26ème Dan ou Maître de telle technique, démarche ou approche “Duchmol”, nous ne repartirons pas avec ces choses mais seulement avec ce que nous aurons su distiller dans notre cœur.

L’âme d’une maison

TOUTES LES MAISONS ONT UNE ÂME
Nous sommes habitués à entendre ou dire que certaines maisons ont une âme, elles ont une histoire, un vécu. A coté de cela, les autres maisons n’ont pas d’âme. Une nouvelle fois, nous ne regardons que les apparences…et les apparences sont trompeuses.
Ce vieux manoir, ce mas, cette maison a vu traverser des familles, des tranches de vie et porte l’empreinte de son histoire comme le corps qui s’alourdit de tout ce qui n’a pas été nettoyé, digéré, évacué.
Mais cette maison, vite construite, vite louée ou vendue, au sein d’un lotissement n’a pas d’âme!
Toutes les maisons ont une âme, comme tout les êtres humains ont une âme, chez certains elle est davantage manifeste, chez d’autres on pourrait penser qu’elle n’existe pas parce que ces personnes ne la manifestent pas, sont dans l’ignorance de son existence et manifestent d’autres orientations à leur vie.
Cependant, elles ont une âme également, enfermée dans des vibrations matérielles où le subtil n’est pas encore parvenu à trouver un chemin vers la surface et le visible.
C’est le Yin qui n’a pas encore manifesté son aspect dynamique yang. Et qui par son frottement avec la matière, peu à peu s’affine jusqu’au jour où l’aspect yang conscience émerge.
Mais tout est matière, énergie, conscience. Tout est âme.
Ne regarder que ce qui déborde ramène la spiritualité de notre époque au même niveau que la matérialité de notre époque, chacun ne regarde que les apparences.
Toutes les maisons ont une âme. Et les habitants baignent dans son environnement, se ressourcent dans son atmosphère, bienfaitrice ou néfaste.
Cette notion d’âme d’une maison n’est pas l’aspect nature de la maison, que nous abordons en géobiologie, feng shui; cela c’est la terre; la dimension d’une maison qui déborde d’impressions est le ciel; entre les deux se trouvent l’âme de la maison.
De même que pour les êtres humains, l’âme est entre terre et ciel : parfois la terre est tellement lourde que l’âme est ensevelie sous son poids, parfois le ciel est tellement prédominant que l’âme est obscurcie par le poids du ciel.

Les nettoyages d’habitat sur lesquels j’interviens sont effectués dans cet esprit du Tao, nettoyer l’aspect céleste de la maison c’est bien, nettoyer l’aspect terrestre de la maison c’est bien, et puis accéder et alléger l’âme de la maison pour lui permettre de se révéler permet de créer un habitat vivant, traversé par le flux de la vie, un habitat dans lequel on peut véritablement se ressourcer, se nourrir et grandir dans notre dimension trinitaire. lire aussi nettoyage énergétique de l’habitat
Selon la voie du TAO, ce serait le rôle de l’être humain, magicien et lien entre terre et ciel, de favoriser l’émergence de la vie-conscience autour de lui.
Toutes les maisons ont une âme, parce que tout est âme. 

La Médecine du Tao

La Médecine du Tao permet d’élargir la compréhension de l’être humain.

Pythagore, Platon présentaient une description de l’être humain trinitaire : le visible, l’invisible et le monde intermédiaire ou monde physique, monde spirituel et monde psychique, respectivement en lien avec les faits, les principes et les lois.

De leurs cotés, les Taoïstes représentent l’être humain sous les aspects de la Terre, du Ciel et de l’Homme.

LE CIEL

  • Le Ciel est le monde des Principes (Yin et Yang). Il est le monde des archétypes (inconscient collectif) dont l’action influence et conditionne notre esprit. Durant de nombreuses années, j’ai apporté à mon travail la perception de cet espace et la reliance des personnes à leur chemin ou programme de vie. J’ai effectué de la recherche sur diverses maladies dont maladies auto-immunes (fibromyalgie, polyarthrite, sclérose…). Et j’en ai identifié les causes et créer des protocoles de traitements ou accompagnements pertinents. C’est le niveau de la cause profonde, ou cause karmique.

LA TERRE

  • La Terre est le monde physique et visible dans lequel l’individu est dans une relation perpétuelle avec son environnement extérieur (lieu de vie, relations, situations…). Cet extérieur influe sur son univers intérieur et sa vitalité. L’équilibre énergétique intérieur n’est pas toujours suffisant pour faire face à l’environnement : c’est le niveau du conscient et de la cause externe.

L’HOMME

  • Entre les deux, l’Homme est le monde intermédiaire. Il est le monde de l’âme et du psychisme (inconscient personnel) , domaine des Forces. C’est après une crise difficile que j’ai eu accès à ce nouvel espace. J’ai orienté mon travail dans une approche émotionnelle de l’individu. Dans la vision taoïste, notre dimension émotionnelle est la racine terrestre de notre vitalité et de toutes les dimensions psychologiques de notre personne. Soigner cette dimension permet la transformation du terrain et de la personnalité. C’est le niveau de la cause interne. voir https://taoattitude.fr/2021/11/05/quel-est-votre-profil-energetique/

La Médecine du TAO s’emploie à faire émerger et grandir l’Homme. Cependant, pour réaliser cet état, il faut développer le Ciel et la Terre. Puis les réunir. C’est dans cet esprit que j’exerce.

 

VOTRE VIBRATION ESSENTIELLE

Dans nos profondeurs réside notre essence, sa vibration constitue notre vibration essentielle.
Nous sommes tous une note, une vibration du grand Tout, une vibration de l’Univers. Et lorsque chacun ose sa note, il pourrait sortir de l’humanité une mélodie, un chant harmonieux où chacun a sa place, chaque voix met en valeur les autres voix, les multiples facettes de la création. Et quoi que certaines paraissent opposées, ce n’est qu’un jeu où elles se donnent la réplique.
La voix que je porte est légère, transparente comme du cristal, légère comme une caresse du vent, elle est comme le frémissement du faîte de l’arbre.
Elle coule comme un ruisseau, pétille comme un moineau.
Note presque invisible et pourtant tellement présente, elle est là partout dans le monde.
Elle est cette note qui invite à s’arrêter devant une abeille affairée, à faire silence devant ce qui est devant nos yeux juste pour écouter, ressentir, s’imprégner et se redresser avec le regard lumineux.
Si subtile, elle échappe à beaucoup. Vous devenez un avec le monde comme enveloppé dans un drap de soie . Fortement enracinée dans notre humanité, elle est également le battement des étoiles, la porte vers l’infini .
Elle est présence océanique, nous porte à chaque instant dans nos cellules mais aussi dans notre corps, nous informant comment bouger, comment se laisser mouvoir.
Mais cette note n’invite pas au dialogue car dans la communion qu’elle créé entre les êtres les mots deviennent inutiles, réducteurs. Ce n’est pas une de ces voix tonitruantes qui claironnent qu’elles existent, qui sauront se faire reconnaître dans ce monde, qui parfois sauront vous vendre de la potion magique, vous faire courir après des licornes.
Non cette voix ne saura pas s’afficher, claironner.
Cette voix ne cherche pas à vous vendre ou à être à l’affiche, elle cherche juste à vous rencontrer, à célébrer le partage de deux notes qui se rencontrent, parce qu’elle connaît le chant de l’univers.
Elle est accessible par le cœur et nécessite de s’ouvrir, de prendre le risque de se laisser toucher.
Cette note, c’est aussi celle que beaucoup ont rejeté, ont sali, c’est une note qui a du mal à exister actuellement dans ce monde, elle est la porte du silence qui donne la qualité à toutes les voix, qu’ importe leur texture.
C’est cette note, à la fois fragile et indestructible, que j’ai choisi de chanter et d’oser faire entendre. Et vous, quelle vibration essentielle allez vous faire entendre?

guérisseur taoïste, c’est comment ?

Il semble évident qu’un guérisseur est une personne qui guérit les autres personnes, les animaux, les lieux.

Tout d’abord, attardons nous sur la notion de guérir. Notre compréhension occidentale de la santé me semble un peu floue : je souffre d’un mal, le mal disparaît suite à l’usage d’une certaine « médecine » et je suis satisfait. Quelques temps plus tard (mois, année), le mal réapparaît et je suis éduqué à le voir comme un nouveau mal. En fait, c’est le même qui n’a pas été guéri.

Ainsi, guérir peut être perçu selon de multiples niveaux. Cela va de la chirurgie réparatrice qui finalement est une technique de réparation et non de guérison, à la médecine qui a fait disparaître le mal (technique du cachet d’aspirine, de l’anti-inflammatoire, du médicament porteur de son cortège d’effets secondaires autres..). Cependant, si le mal n’est pas véritablement traité, il réapparaîtra sous la forme première, ou sous une autre forme. Mais souvent dans notre vision, cela est un autre mal.

Dans la notion du guérisseur, nous retrouvons le même schéma. Le guérisseur peut être un réparateur comme le rebouteux du village que nous avons peut-être un jour consulté. Très souvent, ce guérisseur dispose d’un don inné dont il ne comprend pas vraiment la provenance ni le mode fonctionnel. Il soigne, cela passe à travers ses mains, mais il ne dispose pas de la compréhension de ce qu’il soigne. Dans d’autres cas, le guérisseur fait disparaître le mal. Il dit de lui même qu’il retire le mal, qu’il l’absorbe comme le chaman, le magnétiseur. ..

Mais d’où provient le don de guérir ?
  • Comme nous l’avons vu précédemment, il peut être inné.
  • Egalement, il peut être transmis soit par un apprentissage, une initiation, soit par une sorte de transmission occulte. Par exemple, grand père possédait le don de guérir et l’a transmis à son petit fils à travers un geste et une parole occulte, et voilà que le petit fils peut également soigner.
  • Parallèlement, ce don de guérir est soit céleste soit terrestre . Il est céleste comme une reliance à une force « supra-normale ».Le guérisseur soigne par l’intermédiaire d’une prière adressée à cette force, qui peut être un saint, un ange, un archange, ou autre… Ou alors il est terrestre par l’usage de forces invisibles issues du monde de la nature (divers esprits et guides de la nature)

Le guérisseur taoïste n’entre pas dans ces catégories.

 

Les Taoïstes disent « bien que nous descendons des chamans, nous ne sommes pas des chamans parce que nous savons ce que nous faisons ».

Au premier abord, cette phrase est prétentieuse. En fait, elle dissimule une information précieuse.

Le guérisseur taoïste ne dispose pas d’un don céleste ou d’un don terrestre. Il possède une disposition autre : celle de « l’être humain entre terre et ciel ».

« L’être humain entre terre et ciel » 

La terre, c’est notre corps et notre personnalité. Le ciel est notre esprit. L’être humain, entre terre et ciel, est un point de vue nouveau, original, créatif, ni esprit, ni corps : il est âme incarnée . L’individu est créateur de sa vie et acquiert la connaissance de soi. La connaissance de soi est représentée à travers « nous savons ce que nous faisons » .(« Connais-toi même et tu connaîtras l’univers et le dieux »-  Platon)

Il peut alors accéder à une vitalité nouvelle dite « entre terre et ciel ».  En parallèle, dans la tradition de l’Inde, le terme Mahatma désigne une « grande âme ».

Le guérisseur taoïste

Ainsi, le guérisseur taoïste intervient sur les problématiques de santé par la mise en place d’un flux énergétique qui circule, alimente et relie les dimensions corporelle, psychologique et spirituelle.. Ce flux de vitalité apporte l’harmonie et l’équilibre par la reliance aux principes premiers de toute vie : Yin et Yang.

Parallèlement, la santé est harmonie et équilibre dans notre système corps-métabolisme-psyché et la maladie est rupture de l’harmonie. Le guérisseur replace le malade dans un équilibre tel que s’il avait été présent, la maladie n’aurait pas pu s’installer. 

Mais pour œuvrer, il lui faut une maîtrise qu’il développe au fur à mesure de son parcours : il devient capable de soigner chez les autres ce qu’il maîtrise . 

Cependant, n’est ce pas là la vision la plus authentique et la plus honnête de la santé? Confierez vous votre voiture à un garagiste qui n’est pas parvenu à réparer son propre véhicule?

Ma devise : « on ne peut rencontrer et soigner chez l’autre que ce que l’on a su rencontrer et soigner chez soi même ».

En conclusion, le guérisseur taoïste modifie la cause de vos problèmes et maladies en vous permettant d’être la personne saine qui n’aurait pas engendrer la maladie. De ce fait, lorsque cette guérison a été mise en place, le problème ne peut plus se manifester. Vous entrez alors en phase de convalescence. Cela peut être progressif au cours du processus de guérison. Cela peut venir à la fin du processus de guérison, souvent de façon rapide. Parfois bien que la cause est traitée, les effets causées par la maladie ne pourront pas être modifiées . Le rôle du guérisseur taoïste s’arrête là, laissant la suite de votre processus entre les mains d’autres « médecines ».

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