L’enfant intérieur

Parmi les facettes de notre psyché se trouve une dimension du cœur d’une grande intimité et d’une grande vulnérabilité désigné sous le terme de l’enfant intérieur : c’est l’enfant spontané que nous avons été, et qui est toujours au fond de nous.

« Le cœur est le jardin de l’enfant, et l’enfant est la porte de l’âme » – Joël Garnier-

Chez la plupart des personnes, très tôt cet aspect de l’enfant intérieur a été caché, parfois enfermé afin que grandisse l’individu responsable que nos éducateurs ont élevé.

Parfois l’enfant spontané n’existe plus ou n’a jamais existé, ou a été blessé profondément.

Parfois il a été traumatisé si violemment qu’il s’est brisé, comme cassé en morceaux.

Parfois il a été perverti par une violence, un vécu dévalorisant, salissant.

Parfois il a été déstructuré, il a perdu le lien avec le corps et les sens.

Lorsque l’enfant intérieur s’éteint à l’intérieur de nous, cela se caractérise par une apathie en profondeur, une perte du sens de la vie, une absence de joie véritable, un sentiment de solitude profonde.

Elle peut mener les personnes dans des conduites à risques (drogues, boulimie, anorexie, agoraphobie…) qui sont une réponse pour étouffer cette souffrance intérieure.

Réparer cette dimension demande d’apprivoiser cette vulnérabilité (voir thérapie émotionnelle).