L’ARGENT VECTEUR DE DEVELOPPEMENT DE L’ÂME

Dans la tradition taoïste, l’âme correspondrait à l’élément Métal, élément dont les caractéristiques sont la communication, la circulation d’information et la monnaie (l’argent) appartient à ce groupe.

Ce n’est jamais facile de parler de l’âme.

L’âme pour le mystique, l’âme pour l’artiste, le poète, l’âme pour le psy, l’âme pour le philosophe, l’âme pour le religieux, l’âme pour le spiritualiste, l’âme pour le magicien, l’âme pour les enfants…

Tout cela reste nébuleux.

Je ne vais surtout pas tenter de définir l’âme, peut-être même que ce serait là le piège : chercher encore et toujours à mettre une définition, édicter une vérité qui ne serait que la vérité de maintenant au regard de mon vécu et qui n’aurait aucune valeur et utilité pour les autres. « La connaissance est une lumière qui n’éclaire que celui qui la porte » Confucius.

Peut-être même que l’âme est indéfinissable et c’est cela le grand secret de la vie ?

Qu’importe, tout cela n’est que philosophie.

Au mieux, l’âme cela se ressent et pour chacun cela devient son expérience.

L’âme correspond à notre dimension collective ou dimension d’humanité

Nous portons une dimension collective.

Certes nous portons de nombreux autres aspects, dimension émotionnelle, énergétique, mentale, corporelle, divine pourquoi pas.

Si l’âme en nous était notre dimension collective, cela justifierait nos élans d’âme dans des actions touchant à l’humanité (associatives, ONG, aide humanitaire, injustice sociétale et environnementale…) ; cela justifierait la dimension artistique qui peut nous toucher dans notre cœur et nos tripes comme si elle faisait écho avec quelque chose que nous portons également ; cela justifierait nos moments d’émerveillements face à la nature, la beauté de la vie telle que les mystiques savent la traduire ; cela justifierait la vision de chercheurs, de sage dans leur motivation à réunir des religions, des doctrines, leurs explorations des mythes et archétypes de tous les horizons (Jung).

Le symbole du TAO ou Taiji

Le symbole du Tao à travers ces deux phases Yin et Yang décrit l’action des principes de la vie.

L’âme, notre dimension collective, pourrait-elle échapper à cette description issue de millénaires d’observation ?

Si elle entrait également dans ce modèle descriptif, on pourrait observer sur cette dimension d’âme une phase yang qui se caractériserait par une énergie, un mouvement qui a tendance à aller vers l’extérieur de soi : œuvrer pour les autres, s’investir pour le bien d’autrui, soigner les autres, donner sa vie à plus grand que soi…

La phase yin se présenterait par un mouvement dans la dynamique serait « être totalement centré sur soi » : œuvrer pour soi, s’investir pour soi, sa propre croissance, soi, soi et toujours soi.

Evidemment, entre ces deux extrêmes que sont « tout pour les autres, les autres avant moi » et « tout pour moi, les autres après (éventuellement, si cela ne perturbe pas mon équilibre) pourrait exister quelque chose de plus harmonieux : un yang harmonisé par son yin -vous savez le petit point noir dans le grand coté blanc ; un yin harmonisé par son yang -le petit point blanc dans le coté noir du symbole du Tao.

  • Le yang harmonisé, ou yang harmonieux serait une personne qui ne s’oublie pas au détriment des autres, mais dont les actions sont orientées dans un esprit d’entraide, de services aux autres
  • Le yin harmonisé, pourrait être une personne dont l’action par de l’écoute d’elle-même pour aller vers les autres. N’est-ce pas là la définition de toute personne qui avec honnêteté distribue ses talents et services pour son bien et celui des autres.

Evidemment, cette vision selon le Tao pourrait être dérangeante : il n’y a plus tout à fait de personnes égoïstes, cupides, usant de pouvoir sur les autres mais des êtres qui font l’expérience de l’extrême du coté Yin du Tao de l’âme, comme d’autres font l’expérience de l’autre pôle d’excès.

Finalement les uns et les autres auraient besoin de revenir à un équilibre plus juste, peut-être besoin d’aide pour y parvenir.

Et l’argent ?

Finalement, il semblerait que l’âme soit caractérisée par cette notion de services aux autres, à la collectivité, à l’humanité.

Et qu’est-ce que la circulation de services sinon l’argent. Une circulation qui va de soi vers les autres.

Autrefois, cela était le troc ; aujourd’hui la monnaie, l’argent a remplacé le troc.

Cela a permis l’ouverture de la circulation des services.

Dans un flux harmonieux et sain, cette circulation va et vient : je nourris les autres (aspect yin), les autres me dynamisent (aspect yang).

Si je suis en excès dans mon mouvement pour nourrir les autres (plus je sers les autres, plus j’ai envie de servir -syndrome du sauveur-, vient un temps où je me suis appauvrit (dénutrit) ; si je suis en excès dans mon mouvement où les autres me dynamisent, vient un temps où ce que je reçois ne me suffit plus et je veux plus, encore plus.

L’Harmonie Suprême, selon un terme taoïste, serait de réaliser les 2 dynamiques en soi.

En orient, où la théorie des réincarnations fait partie des traditions spirituelles, on dit que le cycle tourne : un jour riche, un jour pauvre. Jusqu’à ce que l’on ait pu développer l’équilibre, donc le développement véritable et l’expression de cette dimension d’âme.

En glissant ce modèle sur notre société actuelle, je trouve qu’il trouve aisément sa place pour comprendre notre société, comprendre également des dynamiques qui apparaissent actuellement de plus en plus sous mélange de spiritualité, de coaching et de loi d’abondance.

Certaines sont harmonieuses, d’autres nettement moins.

A chacun de se faire une opinion !